PROJET


CONTEXTE DE VIE GENERALE DES POPULATIONS

Les soins de santé dispensés aux populations locales sont limités en raison du nombre insuffisant de centres de santé, du manque d’équipements et de médicaments, des difficultés de transport des malades et du manque de personnel qualifié.
Le nombre de classes est très insuffisant et le niveau d’enseignement général est faible. Certains villages ne disposent pas d’établissement scolaire, ce qui oblige les enfants à parcourir de longues distances, parfois de plusieurs kilomètres, pour se rendre à l’école de proximité. Le manque d’enseignants nécessite d’organiser les cours en deux sessions journalières, l’une le matin, l’autre l’après midi.
Il est peu développé et en très mauvais état. Les ponts de bois sont fragiles et s’effondrent souvent en saison des pluies. Les routes ne possèdent pas de revêtement asphalté, ce qui les rend impraticables pendant plusieurs mois par an.
Il n’existe pas de réseau électrique national en zone rurale. Les villageois qui en ont des moyens utilisent des générateurs desservants plusieurs habitations ; mais la pluspart utilisent des batteries, qui peuvent être rechargées localement.

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Problème majeur dans le district de Puok : l’eau.

Dans tous les villages de ce district la disponibilité des ressources en eau est limitée en termes de quantité – en dehors de la saison des pluies – et en termes de qualité.

Le nombre de points d’eau potable est notoirement insuffisant. Le taux de couverture des besoins actuels en zone rurale est de l’ordre de 12 %.

Pour leur consommation journalière, les villageois utilisent l’eau des puits traditionnels, des trous d’eau, des mares et des rivières : ces eaux sont impropres à la consommation humaine. La majorité de ces points d’eau ne sont pas protégés des pollutions de surface et sont régulièrement contaminés par les eaux de ruissellement. Durant la saison sèche, la plus part de ces points d’eau se tarissent, et les villageois sont contraints de s’approvisionner dans d’autres endroits, souvent loin de leurs habitations, parfois à plusieurs kilomètres. Le manque d’eau se ressent alors pour la boisson, l’hygiène corporel, le lavage du linge, les besoins domestiques (vaisselle, nettoyage, etc.…) et pour l’abreuvage des animaux.

SITUATION GEOLOGIQUE DES RESSOURCES EN EAU DE LA REGION

Le Cambodge est majoritairement constitué d’une immense basse plaine sédimentaire, partiellement inondée dans son centre par les eaux du grand lac Tonlé Sap. Cette plaine est délimitée par un ensemble de massifs montagneux au nord et à l’est. Le district de Puok est situé dans la partie basse de la plaine. Il se caractérise par une végétation de type tropical reposant sur un socle de faible épaisseur et un socle, parfois affleurant, constitué de roches de grès dur ou de granit. Le régime climatique du Cambodge, combiné au contexte géologique de la région, conduit à passer d’une situation d’inondation en saison des pluies, à une situation de sécheresse en saison chaude. C’est une situation paradoxale qui s’explique. En effet, lors de la mousson, les sols généralement peu profonds sont vite saturés par les eaux pluviales, que le socle peut difficilement absorber. Lorsque les pluies de la mousson cessent, les couches superficielles se dessèchent rapidement par infiltration et évaporation : le peu d’eau qu’elles ont pu stocker se trouve vite épuisé.

La température en saison sèche atteint souvent 40 degrés…

En conséquence le nombre de points d’eau permanents est très limité dans le district de Puok. Les procédés de creusages traditionnels et de puits fouillés manuellement se heurtent aux couches argileuses et ne peuvent que très rarement profiter des eaux stockées dans les couches supérieures. Dès lors la plupart des points d’eau se trouvent asséchés quelques semaines après la fin de la saison des pluies : c’est la période où la demande en eau est la plus critique. D’autres petits ouvrages exécutés par des artisans locaux, forages à la tarière manuelle avec tubages de faible diamètre, à de petites profondeurs, se trouvent souvent obstrués après quelques mois de service, sans possibilité de remise en état. Ces points d’eau par pompage ont un faible débit, ne sont pas permanents, et produisent une eau non potable. Le manque de maintenance conduit les habitants à les abandonner.


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SOLUTION APPORTEE

Afin d’améliorer la situation hydrique et sanitaire de la région, le projet consiste à mettre en place des points d’eau potable dans les villages les plus nécessiteux. La construction de ces ouvrages est accompagnée d’une formation des villageois à leur maintenance et d’une sensibilisation à l’hygiène, afin d’assurer la pérennité de l’action engagée. Dans cet objectif, l’implication de la population et des autorités locales dans la mise en œuvre du projet est déterminante.

BENEFICIAIRES DU PROJET

Les bénéficiaires directs de ce projet sont les villageois les plus nécessiteux desservis en eau potable par les ouvrages mis en place. Les nombreux enfants sont particulièrement concernés, représentant la population la plus vulnérable aux maladies hydriques.

SENSIBILISATION DE LA POPULATION A L’HYGIENE ET A L’UTILISATION DE L’EAU

Un formateur sous la direction du coordinateur du projet, sensibilise les villageois, en particulier les femmes, à l’hygiène et à la bonne utilisation de l’eau potable. Cette action est menée sur l’ensemble des lieux des ouvrages au travers d’informations et de discussions interactives. Le formateur conduit cette action sur le terrain pendant toute la durée du projet.

L’objectif est de souligner le lien entre l’eau potable, l’hygiène et la santé. Au-delà, cette sensibilisation est une incitation à préserver leur environnement naturel. (Minimiser les coupes de bois, replanter des arbres, collecter et détruire les déchets, nettoyer les espaces autour des habitations, construire des latrines, parquer les animaux, etc.…)

La présence locale de l’ONG DE L’EAU POUR TOUS permet d’assurer la continuité de l’action.

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FORMATION DE LA POPULATION A LA MAINTENANCE DES OUVRAGES

Deux villageois, par ouvrage, sont formés à l’entretien et à la réparation des installations par un technicien de l’ONG. Une caisse d’outils et un lot de pièces de remplacement, accompagnés d’un plan de montage de la pompe sont alors remis aux responsables.

Cette formation permet d’assurer localement l’entretien et la remise en état autonome des installations. Par ailleurs, un technicien itinérant contrôle en permanence le bon fonctionnement de toutes les installations, par des visites effectuées régulièrement. Il assure un entretien préventif.

RESSOURCES UTILISEES PAR L’ONG DE L’EAU POUR TOUS

Forages d’eau procédé Rotary et percussion MFT air comprimé


De nombreux villageois volontaires pour la manutention et divers petits travaux : terrassements, transport des matériaux, débroussaillage, préparation des repas des ouvriers, etc. …

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IMPACT ET PERENNITE DU PROJET


ANALYSES DES EAUX DES OUVRAGES

Elles sont effectuées par le laboratoire, Siem Reap Water Quality Laboratory.

Analyse physicochimique :

PH Turbidité Conductivité Total des solides dissous. TDS Fer Dureté Nitrate Manganèse Phosphate

Détermination microbiologique :

E. coli Coliformes totaux

DESCRIPTIF TECHNIQUE DES OUVRAGES

Généralités

Construction de points d’eau potable à vocation communautaire. Forages équipés de pompes manuelles. Profondeur de 30 à 55 mètres. Forage positif si le débit est supérieur à 1m3 / heure.

Méthode de forage

Le forage est réalisé par procédé Rotary – pompe à boue ou par percussion Hammer. A chaque niveau de 2 mètres un échantillon de sol est prélevé et conservé afin d’établir le plan de tubage (colonne) et de compléter le rapport des travaux.

Diamètres de forage

Le diamètre nominal est de 180 mm permettant la pose du massif filtrant. En terrain non consolidé, les tubes et les crépines sont de diamètre 100 mm. Matériaux en provenance de Thaïlande. PVC de premier choix Standard norme 8.5 Les crépines ont une hauteur de 12 mètres et les ouvertures horizontales sont de 1mm. ( captages d’eau )

Massif filtrant

Le gravier de rivière criblé et calibré, granulométrie de 2 à 3 mm, est descendu au niveau du captage de l’eau, afin de protéger les crépines, réalisant ainsi une couronne de protection filtrante sur une hauteur de 14 mètres.

Développement de l’ouvrage

Après la pose du tubage, le forage est développé par la méthode Air – Lift durant 4 heures au minimum et jusqu’à ce que l’eau pompée soit claire et sans fine.

Test de pompage

Une estimation de débit est effectuée après le développement. Les niveaux dynamique et statique sont mesurés. Protection sanitaire Un bouchon en ciment ou en argile compactée est disposé autour de la partie haute du tubage afin d’isoler le forage de la surface. Hauteur 1,5 mètre.

Aménagement de la plate forme

Une plate forme en béton est construite en surface, avec bordures et écoulement. Elle est surélevée de 20cm par rapport au niveau d’inondation potentiel du site. Sa pente est de 5 % pour permettre l’évacuation de l’eau vers le drain. Une barrière de protection de l’ouvrage, en bois, est disposée autour de la plate forme. Un panneau d’information est installé, mentionnant les donateurs.

Pompe

Le forage est équipé d’une pompe manuelle de type VN6 en fonte – acier montée sur un support métallique, avec clapet anti – retour. Diamètre du tube d’exhaure 47 mm. Hauteur 10 mètres.

Rapports

Rapport Cambodia Standard National Well Log , en Khmer. Rapport d’analyses d’eau.

Donner de l’eau, c’est donner la vie !